L'intelligence émotionnelle se développe

Source : L'intelligence émotionnelle, J'ai lu (2012)

«Peut-être un étudiant de première année fera-t'il mieux de ne pas rêver d'un avenir de mathématicien s'il obtient 8 sur 20 en cette matière à son examen, mais si, en revanche, il désire se lancer dans les affaires, faire fortune ou devenir sénateur, il n'a aucune raison de se décourager. [...] En ce qui concerne ce type de réussite, les résultats obtenus aux examens ne pèsent guère face aux autres caractéristiques de sa personnalité.

Ce sont ces «autres caractéristiques», l'intelligence émotionnelle, qui nous occupent ici : l'empathie, l'aptitude à se motiver ou a persévérer dans l'adversité, à maîtriser ses pulsions et à attendre avec patience la satisfaction de ses désirs, la capacité de conserver une humeur égale et de ne pas se laisser dominer par le chagrin au point de ne plus pouvoir avenser, la capacité d'espérer. Contrairement au QI, objet de recherches intensives depuis près d'un siècle, l'intelligence émotionnelle est un concept nouveau. Nul ne peut dire aujourd'hui dans quelle mesure elle explique le cours variable de la vie selon les individus. Mais les données disponibles laissent penser que son influence peut être aussi importante, voir supérieure à celle du QI. Et alors que d'aucuns soutiennent que le QI n'est guère modifiable par l'expérience ou l'éducation, nous verrons plus loin que les enfants peuvent effectivement acquérir des aptitudes émotionnelles essentielles et les améliorer, pour peu que l'on se donne la peine de les aider.»