Distorsions cognitives

Exemples :


Contexte  

Activité ayant pour thème la timidité dans une classe de 4e année.

Partages d'élèves

Exemple 1 :

  1. "Quand on est gêné, c'est certain qu'on a honte en même temps... la honte vient avec la gêne."
  2. "Non, pas forcément... J'ai fait un spectacle devant plein de monde, j'étais gênée mais je n'avais pas honte, j'étais fière de moi..."

Le premier élève fait une association d'idée erronée, une distortion cognitive, il est convaincu que la gêne s'accompagne nécessairement de la honte. Par un simple contre-exemple, la deuxième élève vient défaire la croyance du premier qui a dorénavant une perception plus juste.

Exemple 2 : 

  1. Élève : "Parfois, quand mes parents reçoivent des invités, ils leurs montrent des photos de moi quand j'étais bébé. Sur les photos je suis toute nue... C'est gênant..."

  2. Animateur : "Tu penses que cette situation est gênante (sous-entendu pour tout le monde), ou elle l'est pour toi ? Est-ce que tu penses que c'est possible que d'autres personnes peuvent vivre la même situation et ne pas trouver ça gênant ? Que d'autres personnes pourraient même trouver cela drôle ?"

  3. Élève (après quelques secondes de réflexion) : "Je pense que c'est possible... moi je trouve ça gênant mais ce n'est peut-être pas gênant pour tout le monde."

Beaucoup de personnes ont tendance à définir la réalité en fonction de leur réalité. Ils projettent donc leur ressenti et pensent que tout le monde réagiraient de la même façon s'ils étaient dans la même situation... La question avait donc pour but de sensibiliser l'élève aux conséquences des généralisations et de l'inciter à parler en son nom et pas au nom de tout le monde.

Les deux exemples permettent également d'ouvrir la porte à l'introspection, et donc à une meilleure connaissance de soi.